Jim Harrison

 

Jim Harrison, auteur  américain de la littérature des grands espaces, scénariste, romancier, poète.

Scénariste de film :  « La vengeance », « Wolf » dont le rôle principal est tenu par  son ami Jack Nicholson.

Son premier livre à succès « légende d’automne » est un recueil de nouvelles.  Les romans les plus connus : Dalva, La route du retour, de Marquette à Vera Cruz…

Grand amateur de cuisine, et de  bons vins, il aima la France et son terroir.

La littérature est entrée dans sa vie à 14 ans, il décida d’être poète, monta sur le toit de la ferme familiale et observa les étoiles.

Il fut un boulimique de livres, de mots, de courants de pensée. Professeur à l’université de Stony Brook de l’état de New york, il enseigna la littérature américaine contemporaine.

Jim Harrison, c’est une érudition phénoménale, aussi  à l’aise pour parler des poètes latins, Catulle, Virgile que des tourments des frères Karamazov de Dostoïevski, et puis son amour de la poésie est internationale, l’autrichien Rilke et ses lettres à un jeune poète,  l’espagnol Lorca, les français Apollinaire, Rimbaud dont il essaya vainement de trouver le lien entre les couleurs et les  voyelles.

La poésie de Jim Harrison est toute imprégnée de la nature, l’homme doit se laisser envelopper par celle-ci.

« La vie est comme la rivière, une source continue qui prend des chemins détournés s’il y a des obstacles. L’homme doit être en symbiose avec ce mouvement ». Jim Harrison s’inspire des indiens de leur relation à la nature, considérant que « la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la nature ». Il rappelle dans son livre « Dalva » le massacre des indiens (les Sioux-Lakota)  à Wounded Knee en 1890 par l’armée des Etats Unis, qui s’approprièrent leurs terres.

C’est un homme épris de liberté, qui s’est construit sa propre éthique, son propre système de pensée.

De la littérature française, il témoigne une admiration pour René Char et cite Stendhal.

Dans le livre autobiographique « En marge », Jim Harrison écrit avoir été « dérouté par le Rouge et le Noir ».

Nous allons mettre en parallèle, une description d’un serrement de main amoureux faite par Jim Harrison  à son adolescence dans son dernier livre (le vieux Saltimbanque) et celle de Stendhal dans  le Rouge et le Noir.

Jim Harrisson :

« Il écoutait dans la voiture à la radio le match opposant les Detroit Tigers aux Yankees. Ruth s’approcha tout près. Pris d’une rare bravoure, il tendit le bras par la fenêtre pour lui saisir la main. Malgré  son évidente surprise, elle ne retira pas sa main qui lui semblait étrangement musclée pour une fille. Elle la lui abandonna ».

Stendhal : La scène se passe dans le jardin, Julien Sorel et Madame de Rênal sont assis l’un à côté de l’autre.

« Il étendit la main, et prit celle de madame de Rênal qui la retira aussitôt…la saisit de nouveau…Julien serra fortement la main qu’on lui abandonnait ».

 

 

Olivier Hertoux le 17 avril 2017