Monsieur Hervé Collet a écrit un livre intitulé « Andilly au fil du temps », relatant Andilly la terre des écrivains, plus de 250 textes sont répertoriés. Le plus illustre d’entre eux le premier roman (Armance) de Stendhal.

Pour illustrer la présentation de ce livre, deux jeunes (Valentine et Thomas) du cours théâtrale d’Andilly, animé par Francine Bourgoin,  ont proposé, l’une des plus belles scènes du livre « le Rouge et le  Noir » : celle du jugement.

Narrateur  résumé de l’histoire :

Après avoir séduit madame de Rênal, Julien Sorel s’enfuit à Paris pour être le secrétaire du marquis de la Mole, il séduit sa fille Mathilde. Madame de Rênal adresse au marquis une lettre dénonçant les agissements de Julien. Fou de rage , celui-ci tire dans l’église de Verrières sur madame de Rênal, blessée, elle échappe de peu à la mort.

Nous assistons au jugement du tribunal :

Julien Sorel  : « Messieurs les jurés,

L’horreur du mépris me fait prendre la parole.

Messieurs, je n’ai pas l’honneur d’appartenir à votre classe, vous voyez en moi un paysan qui s’est révolté, contre la bassesse de sa fortune.

Je ne vous demande aucune grâce, je ne me fais pas d’illusion, la mort m’attend : elle sera juste.

J’ai pu attenter aux jours de la femme la plus digne de tous les respects, de tous les hommages. Madame de Rênal avait été pour moi comme une mère. Mon crime est atroce, et il fut prémédité. J’ai donc mérité la mort.

Mais je vois des hommes qui voudront punir en moi, des  jeunes nés d’une classe inférieure, dont l’audace est de se mêler, à ce que les gens riches appellent la société.

Voilà mon crime, Messieurs, et il sera puni avec d’autant plus de sévérité que je ne suis pas jugé par mes pairs.

Je ne vois pas sur les bancs des jurés des paysans enrichis, mais uniquement des bourgeois indignés…..

Narrateur :

Pendant vingt minutes, Julien parla sur ce ton, toutes les femmes fondaient en larmes. La déclaration du jury était que Julien Sorel était coupable de meurtre,  et de meurtre avec préméditation. Julien regarda sa montre, il était deux heures un quart. Julien pensa à madame de Rênal.

Julien Sorel  :  Je ne la verrai donc plus ! C’en est fait..Un dernier adieu est impossible entre nous, je le sais, je le sens….

Que j’aurais été heureux de lui dire toute l’horreur que j’ai de mon crime ! lui dire seulement ces paroles : Je me trouve justement condamné.