Dans sa longue correspondance (1800-1842) avec sa chère soeur Pauline, dont il est l’ainé de trois ans, Henri Beyle jouera un rôle de  protecteur, de mentor. De ses lettres transparaît une volonté d’éduquer sa soeur, de developper le champ de sa réflexion.  Les auteurs Shakespeare, Racine, Corneille illustreront cette analyse des passions humaines. Le lecteur pourra se reporter au livre « les âmes sensibles » Folio. Les âmes sensibles se différencient des âmes sèches ( guidées par la vanité et l’argent). Ce livre constitue une excellente approche pour découvrir la sensibilité d’Henri Beyle.

 

– Tu dois t’appliquer à chercher quelles sont les choses qui peuvent faire ton bonheur, tu verras enfin que c ‘est la vertu et l’instruction.

-Acquièrs des connaissances d’abord pour elles-mêmes et ensuite pour apprendre à réféchir.

-Songe à faire beaucoup de bêtises, avec l’air du plaisir- prends en l’habitude de bonne heure- apprends à être hypocrite !

– Songe à acquérir cet esprit gai amuse les hommes, et ils t’amuseront.

-Une femme doit d’abord être mariée, c’est ce qu’on lui demande, après elle fait ce qu’elle veut

-La vie s’enfuit, ne te montre pas si difficile envers le bonheur, hâte-toi d’en jouir