Olivier Hertoux radio Enghien 25.09

Andilly en photo

andilly, stendhal

 

Henri Beyle (Stendhal) souhaitait reposer dans ce lieu privilégié.

Un désir exprimé successivement dans les testaments de 1826, 1836 et celui du 27 septembre 1837 qui s’appliqua lors du règlement de sa succession. « Monsieur Romain Colomb, mon exécuteur testamentaire me fera enterrer au cimetière d’Andilly (Vallée de Montmorency, et si cela est trop cher, au cimetière Montmartre, en belle vue, près de la famille Houdetot) ». Les circonstances en ont décidé autrement, il fut inhumé à Montmartre.

Andilly une clé sacrée :

Ce choix n’est pas anodin. Andilly se situe dans la vallée de Montmorency. Henri Beyle aimait venir flaner, respirer sur les pas de son idole Jean-Jacques Rousseau. Dans les années 1820, il venait corriger les épreuves de son livre intitulé « De l’amour », Il quittait Paris en fiacre et mettait  deux heures pour atteindre la forêt de Montmorency. Dans ce livre apparaissent des lettres datées d’Andilly, de même dans son ouvrage « Racine et Shakespeare » de 1823.

Andilly est connue dans l’histoire de France par la famille Arnaud, la ville en porte les armoiries , la plus connue de ses membres l’abbesse de Port Royale, soeur Angélique, professa le jansénisme, porteur de la prédestination de l’âme.

Le destin, Henri Beyle en fait un des thèmes majeurs de sa littérature . Dès le début de ses livres, nous pressentons le dénouement inéluctable, la fin tragique de Julien Sorel, Clélia , Octave.

Les bois d’Andilly forment une couronne dans l’imaginaire de Henri Beyle, un point culminant sur la vie et le monde. « Un promontoire qui s’avance sur la vallée de la Seyne, et sur le dôme des invalides », le symbole de l’énergie, de la bravoure, de la monarchie et de l’empire, Vauban, Turenne, Napoléon y reposent.

dôme des invalide, stendhal

Les arbres d’Andilly représentent par leur clair obscur, sa mystique, un silence, un endroit unique faisant écho à la rêverie amoureuse de Stendhal.

La légende raconte qu’en mai 1824, lors d’une promenade près d’un arbre centenaire. Henri Beyle fit une déclaration à la comtesse Clémentine Curial surnommée Menti. C’est encore à Andilly qu’il se baladait non pas les yeux fixés sur ses pensées mais sur ceux de madame Jules Gauthier, auteur du roman « Olivier Leuwen », qu’il reprendra à son compte en l’étoffant, pour notre plus vif plaisir et l’intitulera, en 1835, « Lucien Leuwen ».

« Armance » son roman le plus singulier, car sans doute le plus personnel, écrit en 1826 se déroule à Andilly. Inspiré par sa forêt, le personnage principal (Octave) se transforme en magicien.

Henri Beyle le magicien en avait édicté les principes (don d’ubiquité, d’invisibilité) dans le texte intitulé les Privilèges.

Le roman « Armance », devait s’intituler initialement Olivier. Le thème et le titre de ce  livre étaient identique à celui de madame de Duras, propriétaire du château de Belmont à Andilly.