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	<title>Stendhal-Andilly par Olivier Hertoux &#187; Stendhal-Andilly par Olivier Hertoux</title>
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	<description>Site dédié à l&#039;oeuvre de Stendhal par Olivier Hertoux</description>
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		<title>&#171;&#160;Amoureux de ma mère&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2018 06:27:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Le Rouge et le Noir]]></category>

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		<description><![CDATA[Stendhal définit quatre amours différents : l&#8217;amour passion, l&#8217;amour goût (romantique),  l&#8217;amour physique, l&#8217;amour vanité. Toutefois, il omet de citer l&#8217;amour maternelle, qui, pourtant est au coeur de ses écrits littéraires. Vie de Henry Brulard : &#171;&#160;Ma mère, madame Henriette Gagnon, était  une femme charmante et j&#8217;étais amoureux de ma mère. Je me hâte d&#8217;ajouter [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter  wp-image-2727" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2018/05/vigeelebrun-jeanne-1786f-240x300.jpg" alt="vigeelebrun-jeanne-1786f" width="362" height="453" /></p>
<p>Stendhal définit quatre amours différents :</p>
<p style="text-align: justify;">l&rsquo;amour passion, l&rsquo;amour goût (romantique),  l&rsquo;amour physique, l&rsquo;amour vanité.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, il omet de citer l&rsquo;amour maternelle, qui, pourtant est au coeur de ses écrits littéraires.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Vie de Henry Brulard</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Ma mère, madame Henriette Gagnon, était  une femme charmante et j&rsquo;étais amoureux de ma mère. Je me hâte d&rsquo;ajouter que je la perdis quand j&rsquo;avais sept ans. En l&rsquo;aimant à six ans  en 1789, j&rsquo;avais absolument le même caractère qu&rsquo;en 1828 en aimant à la fureur Alberte de Rubempré.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma manière d&rsquo;aller à la chasse du bonheur n&rsquo;avait au fond nullement changé, il n&rsquo;y a que cette seule exception : j&rsquo;étais pour ce qui constitue le physique de l&rsquo;amour, comme César serait s&rsquo;il revenait au monde pour <strong>l&rsquo;usage du canon</strong> et des petites armes. <strong>Je l&rsquo;eusse bien vite appris et cela n&rsquo;eût rien changé  au fond de ma tactique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je voulais couvrir ma mère de baisers</strong> et qu&rsquo;il n&rsquo;y eut pas de vêtements. Elle m&rsquo;aimait à la passion et m&rsquo;embrassait souvent, je lui rendais ses baisers avec un tel feu qu&rsquo;elle était obligée de s&rsquo;en aller. j&rsquo;abhorrais mon père quand il venait interrompre nos baisers. Je voulais toujours les lui donner à la gorge.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma mère  périt à la fleur de la jeunesse et de la beauté en 1790, elle pouvait avoir vingt-huit ou trente ans. Elle ne peut pas s&rsquo;offenser de la liberté que je prends avec elle en révélant que je l&rsquo;aimais ; si je la retrouve jamais je le lui dirai encore. D&rsquo;ailleurs elle n&rsquo;a participé en rien à cet amour. <strong>Quant à moi, j&rsquo;étais aussi criminel que possible, j&rsquo;aimais ses charmes avec fureur</strong>.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le Rouge et le Noir</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">Julien Sorel,  fils d&rsquo;un charpentier, privé de mère, séduit une mère de deux enfants, madame de Rênal, épouse du maire, l&rsquo;homme le plus riche de Verrières.</p>
<p style="text-align: justify;">Même relation amoureuse maternelle entre Julien  se comportant  comme un enfant et madame de Rénal comme une mère.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Julien avait vécu en véritable enfant, depuis son séjour à la campagne, aussi heureux de courir à la suite des papillons que ses élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi ! j&rsquo;aimerais, se disait-madame de Rênal, j&rsquo;aurais de l&rsquo;amour !&#8230;au fond ce n&rsquo;est qu&rsquo;un enfant plein de respect pour moi ! cette folie sera passagère.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se permettait avec lui les mêmes gestes intimes qu&rsquo;avec ses enfants. C&rsquo;est qu&rsquo;il y avait des jours où elle avait  l&rsquo;illusion de l&rsquo;aimer comme son enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">Madame de Rênal ne put fermer l&rsquo;oeil de la nuit. Il lui semblait n&rsquo;avoir pas vécu jusqu&rsquo;à ce moment. Elle ne pouvait distraire sa pensée du bonheur<strong> de sentir Julien couvrir sa main de baisers enflammés.</strong>&laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de son procès Julien déclare : &laquo;&nbsp;Je ne vous demande aucune grâce, je ne me fais point illusion, la mort m&rsquo;attend : elle sera juste. J&rsquo;ai pu attenter aux jours de la femme la plus digne  de tous les respects, de tous les hommages, <strong>madame de Rênal avait été pour moi comme une mère</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Madame de  Rênal fut fidèle à sa promesse. Elle ne chercha pas en aucune manière à attenter à sa vie ; mais, trois jours après Julien, elle mourut en embrassant ses enfants&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Madame de Rênal , Madame Henriette Gagnon amoureuses du petit Julien Sorel (alias Henri Beyle),  l&rsquo;enfant amoureux  fou de sa mère.</p>
<p style="text-align: justify;">Olivier Hertoux</p>
<p style="text-align: justify;">10 mai 2018</p>
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		<title>Stendhal par Louis de Moreau de Bellaing</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Aug 2017 16:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[louis Moreau de Bellaing]]></category>
		<category><![CDATA[stendhal]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Qui est Stendhal ? A cette question, il n’y a pas une réponse, mais des réponses. Stendhal l&#8217;écrivain  : Son premier roman, Armance, d&#8217;un point de vue du style est un roman du XVIII°siècle, Stendhal ne s’y annonce que par l’ambiguïté du personnage principal. Avec Le Rouge et le Noir, titre dont la provenance [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2713" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2017/08/photo.pg_-254x300.gif" alt="stendhal" width="254" height="300" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Qui est Stendhal ? A cette question, il n’y a pas une réponse, mais des réponses.</p>
<p style="text-align: justify;">Stendhal l&rsquo;écrivain  :</p>
<p style="text-align: justify;">Son premier roman, <em>Armance</em>, d&rsquo;un point de vue du style est un roman du XVIII°siècle, Stendhal ne s’y annonce que par l’ambiguïté du personnage principal.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec <em>Le Rouge et le Noir</em>, titre dont la provenance soulève plusieurs hypothèses, <em> La Chartreuse de Parme</em> qui fut dicté en trois semaines, <em>les Chroniques italiennes</em> inspirées de récits de la Renaissance, des recueils de nouvelles, <em>Lucien Leuwen</em>, inachevé, <em>Lamiel</em>, tout juste ébauché, Stendhal est là, nouveau, inimitable, incomparable à tout autre écrivain.</p>
<p style="text-align: justify;">Et aussi Stendhal,</p>
<p style="text-align: justify;">le politiste au sens du politique (les repères) et de la politique (les institutions et leurs personnages), économiste plus proche du libéral Sismondi que du conservateur Jean-Baptiste Say, sociologue et anthropologue avant la lettre &#8211; avec lui, le cadre social et la culture sont toujours là -, moraliste et non moralisateur, humoriste, amateur d’art, etc&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Après sa mort, un autre Stendhal se révèle avec la publication d&rsquo;inédits  : <em>Le journal intime, Les Souvenirs d’égotisme,  La vie de Henri Brulard</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les inédits sont plus proches de son seul ouvrage d’essayiste : <em>De l’amour</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">On y découvre, pour la première fois, la réelle sexualité vécue d’un être humain, également ses passions, ses défauts, ses amitiés, ses haines, ses fantasmes. C&rsquo;est en cela que Stendhal émeut, touche  le coeur du lecteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Voulant être lu en 1935, Stendhal a su, par sa sensibilité et son style, ses thèmes littéraires, ( les jeux de pouvoir, l&rsquo;amour&#8230;), traverser le temps et entrer, pour une  nouvelle vie, dans la nôtre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Louis Moreau de Bellaing</p>
<p>le 12 août 2017</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>.</p>
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		<title>Jim Harrison et Stendhal</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Apr 2017 08:51:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Jim Harrison]]></category>
		<category><![CDATA[stendhal]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Jim Harrison, auteur  américain de la littérature des grands espaces, scénariste, romancier, poète. Scénariste de film :  &#171;&#160;La vengeance&#160;&#187;, &#171;&#160;Wolf&#160;&#187; dont le rôle principal est tenu par  son ami Jack Nicholson. Son premier livre à succès &#171;&#160;légende d&#8217;automne&#160;&#187; est un recueil de nouvelles.  Les romans les plus connus : Dalva, La route du retour, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter  wp-image-2697" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2017/04/photoJH-300x189.png" alt="Jim Harrison" width="487" height="307" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Jim Harrison, auteur  américain de la littérature des grands espaces, scénariste, romancier, poète.</p>
<p style="text-align: justify;">Scénariste de film :  &laquo;&nbsp;La vengeance&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Wolf&nbsp;&raquo; dont le rôle principal est tenu par  son ami Jack Nicholson.</p>
<p style="text-align: justify;">Son premier livre à succès &laquo;&nbsp;légende d&rsquo;automne&nbsp;&raquo; est un recueil de nouvelles.  Les romans les plus connus : Dalva, La route du retour, de Marquette à Vera Cruz&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Grand amateur de cuisine, et de  bons vins, il aima la France et son terroir.</p>
<p style="text-align: justify;">La littérature est entrée dans sa vie à 14 ans, il décida d&rsquo;être poète, monta sur le toit de la ferme familiale et observa les étoiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il fut un boulimique de livres, de mots, de courants de pensée. Professeur à l&rsquo;université de Stony Brook de l&rsquo;état de New york, il enseigna la littérature américaine contemporaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Jim Harrison, c&rsquo;est une érudition phénoménale, aussi  à l&rsquo;aise pour parler des poètes latins, Catulle, Virgile que des tourments des frères Karamazov de Dostoïevski, et puis son amour de la poésie est internationale, l&rsquo;autrichien Rilke et ses lettres à un jeune poète,  l&rsquo;espagnol Lorca, les français Apollinaire, Rimbaud dont il essaya vainement de trouver le lien entre les couleurs et les  voyelles.</p>
<p style="text-align: justify;">La poésie de Jim Harrison est toute imprégnée de la nature, l&rsquo;homme doit se laisser envelopper par celle-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;La vie est comme la rivière, une source continue qui prend des chemins détournés s&rsquo;il y a des obstacles. L&rsquo;homme doit être en symbiose avec ce mouvement&nbsp;&raquo;. Jim Harrison s&rsquo;inspire des indiens de leur relation à la nature, considérant que &laquo;&nbsp;la terre n&rsquo;appartient pas à l&rsquo;homme, c&rsquo;est l&rsquo;homme qui appartient à la nature&nbsp;&raquo;. Il rappelle dans son livre &laquo;&nbsp;Dalva&nbsp;&raquo; le massacre des indiens (les Sioux-Lakota)  à Wounded Knee en 1890 par l&rsquo;armée des Etats Unis, qui s&rsquo;approprièrent leurs terres.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un homme épris de liberté, qui s&rsquo;est construit sa propre éthique, son propre système de pensée.</p>
<p style="text-align: justify;">De la littérature française, il témoigne une admiration pour René Char et cite Stendhal.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le livre autobiographique &laquo;&nbsp;En marge&nbsp;&raquo;, Jim Harrison écrit avoir été &laquo;&nbsp;dérouté par le Rouge et le Noir&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous allons mettre en parallèle, une description d&rsquo;un serrement de main amoureux faite par Jim Harrison  à son adolescence dans son dernier livre (le vieux Saltimbanque) et celle de Stendhal dans  le Rouge et le Noir.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Jim Harrisson</span> :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Il écoutait dans la voiture à la radio le match opposant les Detroit Tigers aux Yankees. Ruth s&rsquo;approcha tout près. Pris d&rsquo;une rare bravoure, il tendit le bras par la fenêtre pour lui saisir la main. Malgré  son évidente surprise, elle ne retira pas sa main qui lui semblait étrangement musclée pour une fille. Elle la lui abandonna&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Stendhal</span> : La scène se passe dans le jardin, Julien Sorel et Madame de Rênal sont assis l&rsquo;un à côté de l&rsquo;autre.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Il étendit la main, et prit celle de madame de Rênal qui la retira aussitôt&#8230;la saisit de nouveau&#8230;Julien serra fortement la main qu&rsquo;on lui abandonnait&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Olivier Hertoux le 17 avril 2017</p>
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		<title>Une Position sociale</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Mar 2017 11:04:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[monaco]]></category>
		<category><![CDATA[stendhal]]></category>
		<category><![CDATA[une position sociale]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Henri  Beyle, en 1832, est consul à Civitaveccia, sous la responsabilité de l&#8217;ambassadeur de France à Rome : Monsieur de Sainte Aulaire. Il rédige une nouvelle, non publiée :  &#171;&#160;Une position sociale&#160;&#187;.  Nous pouvons considérer qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un texte majeur, autobiographique, voire une confession. Le personnage principal Roizand  est secrétaire d&#8217;ambassade auprès de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter  wp-image-2658" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2017/03/bel2-300x179.png" alt="bel2" width="517" height="308" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Henri  Beyle, en 1832, est consul à Civitaveccia, sous la responsabilité de l&rsquo;ambassadeur de France à Rome : Monsieur de Sainte Aulaire.</p>
<p>Il rédige une nouvelle, non publiée :  &laquo;&nbsp;Une position sociale&nbsp;&raquo;.  Nous pouvons considérer qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un texte majeur, autobiographique, voire une confession.</p>
<p>Le personnage principal Roizand  est secrétaire d&rsquo;ambassade auprès de monsieur de Vaussay . Sous le charme de son épouse, il  tente de la conquérir.</p>
<p>Henri Beyle met ici à nu son caractère, sa force et ses faiblesses, ses vaines aspirations amoureuses, l&rsquo;envie d&rsquo;appartenir au monde aristocratique ;  celui de l&rsquo;art de la conversation, du raffinement,  celui du boulevard Saint Germain.</p>
<p>Contexte : le boulevard Saint Germain concentrait une filiation aristocratique remontant  à Saint Louis (duchesse de Castries&#8230;.), une élite de l&rsquo;esprit et des manières (Chateaubriant, Madame de Castellane, Madame de Broglie..)</p>
<p>Ce texte est un condensé  des thèmes stendhaliens  :  la Position sociale (les castes sociales, les intérêts d&rsquo;argent), la religion (les jésuites, la peur de l&rsquo;enfer, la croyance en Dieu),  l&rsquo;Energie, l&rsquo;Amour (la séduction par le regard , la rêverie, la conquête amoureuse,  la cristallisation, la mort de l&rsquo;amour).</p>
<p>Le tout décrit  avec une lucidité sans concession sur sa personne et son époque.</p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a style="color: #ff9900;" href="#bleu">I) Résumé du livre</a></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a style="color: #ff9900;" href="#rouge"> II) Les thèmes Stendhaliens</a></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a style="color: #ff9900;" href="#noir">III) Les plus belles phrases du livre</a></span></strong></p>
<p><strong><a style="color: #ff9900;" href="#vert">IV) Stendhal une postérité aristocratique</a></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a style="color: #ff9900;" name="bleu"></a>I) Résumé du livre :</span></strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Madame la duchesse de Vaussay, un être passionné. Elle était emportée par un tempérament de feu à se livrer avec fureur à toutes les jouissances, mais elle avait toujours eu la plus haute idée du devoir.  Elle menait complètement son mari dans les grandes affaires. Lui homme aimable mettait son plaisir et sa gloire à tirer le meilleur parti possible de la position dans laquelle il se trouvait.</p>
<p>Mr  Roizand (Henri Beyle) :</p>
<p>Du caractère en apparence le plus changeant, un mot quelque fois l&rsquo;attendrissait jusqu&rsquo;aux larmes. D&rsquo;autres fois, ironique, dur par crainte d&rsquo;être attendri et de se mépriser ensuite comme faible. Il inspirait les aversions les plus vives ou des transports d&rsquo;admiration.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;il n&rsquo;avait pas d&rsquo;émotion il était sans esprit, il n&rsquo;avait pas de mémoire ou dédaignait de l&rsquo;appeler à son secours.</p>
<p><span style="color: #000000;">Il ne parlait jamais  de ce qui seul avait droit à son intérêt : un sentiment vrai où l&rsquo;héroïsme se sacrifiant pour la Patrie.</span></p>
<p>Dès l&rsquo;âge de 16 ans, cet être ainsi fait avait été placé dans la sphère de Napoléon ; il l&rsquo;avait suivi à Moscou et ailleurs. Ruiné personnellement à la chute de Napoléon, il avait voyagé et vécut en philosophe. A la révolution de 1830, Roizand qui avait vingt ans de service, était rentré dans la carrière des écritures officielles dans le but unique d&rsquo;arriver  à une pension de retraite, pour laquelle il fallait trente ans de services.</p>
<p>Le duc de Vaussay, l&rsquo;avait reçu avec cette admirable politesse qui, même à la cour, en faisait un homme à part. Le duc lui inspirait à peu près le sentiment qu&rsquo;on trouve devant une belle statue. Il voyait l&rsquo;apollon du Belvédère de la société du XIX siècle.</p>
<p>Quoique Roizand apportât beaucoup d&rsquo;ironie à ce second début dans la carrière diplomatique après une destitution qui avait duré tout le règne des Bourbons de 1814 à 1830, son âme était loin encore des sécheresses qui aurait été nécessaire à son métier.</p>
<p>A cause de la subordination de sa place de simple secrétaire d&rsquo;ambassade,  Roizand s&rsquo;était bien dit qu&rsquo;il fallait cacher du mieux qu&rsquo;il serait possible cette disposition moqueuse qu&rsquo;il s&rsquo;efforçait en vain d&rsquo;éloigner de  son esprit en approchant un grand seigneur français recevant dans son palais quarante princes romains.</p>
<p>Grand dieu, se disait-il , mes collègues vont s&rsquo;apercevoir que je me moque des mystères dont nous sommes les premiers prêtres, gare pour la pension de retraite. Sans le savoir, ces âmes faibles et transparentes sont espions involontaires.</p>
<p>L&rsquo;ambassadeur le présenta à son épouse avec quelques mots simples et cependant flatteurs pour Roizand.</p>
<p>Celui-ci  fut étonné en se trouvant sous  les plus beaux yeux qui l&rsquo;eut vus de sa vie.</p>
<p>Ce qui le frappa le plus, pendant le peu de mots qu&rsquo;il dit et qu&rsquo;on lui répondit, c&rsquo;est un air de bonté  singulière et même quelque chose de gai .</p>
<p>Madame de Vaussay  n&rsquo;avait nullement l&rsquo;air éblouie de la fête  magnifique qui l&rsquo;environnait et sur laquelle elle régnait.</p>
<p>La duchesse était blonde, avec de grands yeux bleus foncés ; rien de brusque ou de dur dans cette figure si douce, tout était grâce enchanteresse. Un des avantages  des bonnes manières de sa famille c&rsquo;est qu&rsquo;elle n&rsquo;avait jamais eu à exprimer un sentiment désagréable pour celui à qui elle parlait. Environnée de respects et de coeurs soumis, sa manière la plus forte de se fâcher eût été, je crois de montrer soi malheureuse.</p>
<p>La duchesse était la femme la plus tranquille, la plus étrangère à tout ce qui pouvait ressembler à de la passion. Et cependant Roizand voyait  dans ses yeux et dans les coins de sa bouche qu&rsquo;elle était toute passion, jusqu&rsquo;au point de trembler d&rsquo;émotion.</p>
<p>Si cette femme ne fût pas née dans une époque où les intérêts d&rsquo;argent forcent sa classe à jouer la comédie de la morale, elle eût peut-être atteint la célébrité que donnent les grandes folies faites pour l&rsquo;amour. Il faut avouer que cela est un peu différent du commun des femmes de Paris.</p>
<p>La beauté des dames romaines le troublait, mais bientôt le bon sens lui revint un peu.</p>
<p>Membre de la cour sans l&rsquo;avoir désiré, il mettait une sorte d&rsquo;orgueil à ne pas penser à elle. Cependant, dans les moments perdus de sa pensée, il avait été bien obligé de songer à la duchesse.</p>
<p>Que faut-il penser de cette femme  ? et d&rsquo;abord quelle est son histoire ?</p>
<p>A cause de son rang et de l&rsquo;espèce de  position subordonnée où il se trouvait à son égard, Roizand lui parlait tout juste autant que l&rsquo;exigeait la plus stricte politesse.</p>
<p>Il ne pouvait se cacher à lui-même que cette femme si simple à Rome avait fait le désespoir de vingt femmes célèbres à Paris, avait passé des années dans l&rsquo;habitude des plus grands succès de l&rsquo;esprit, de l&rsquo;ambition et même de l&rsquo;amour. (une nouvelle madame de Staël)</p>
<p>Tout Paris lui avait donné successivement trois ou quatre amants, hommes célèbres dans le monde et y occupant de belles places. Roizand n&rsquo;avait pas vécu  dans les mêmes salons, mais il n&rsquo;était pas possible que tout cela fut faux.</p>
<p>La duchesse de son côté ne s&rsquo;était pas trop souciée d&rsquo;avoir de trop longs entretiens avec Roizand car il était ce qu&rsquo;en 1832 on appelait libéral. Il pensait que Louis Philippe aurait dû exécuter avec bonne foi la convention tacite conclue avec le peuple. La duchesse dont les ancêtres avaient été aux croisades devait penser le contraire, et de plus ce qui eût étonné ses ancêtres, occupant une grande place elle mourrait de peur de déplaire à la cour. Roizand était assez enfant, malgré son âge, pour la mépriser un peu à ce sujet.</p>
<p>Une personne se disait-il qui a reçu du Ciel ou qui affecte des façons de sentir aussi délicates, ne devrait pas se vendre pour one hundred thousand  (cent mille francs).</p>
<p>Des larmes de colère  et d&rsquo;indignation venaient aux yeux de Roizand. Ce n&rsquo;était pas un philosophe. C&rsquo;était peut-être encore moins un ambitieux. Rien de plus imprudent que ces larmes, et les gens qui se sont vendus et qui le savent ont une peur effroyable du mépris, et le hasard, juste une fois, fait qu&rsquo;ils le découvrent, et peut-être même en se l&rsquo;exagérant , partout où il est. Leurs rivaux de gloire, les ministériels anglais ne sont presque pas sensibles au mépris.</p>
<p>Sans être précisément haï de ces collègues, il n&rsquo;était pas un d&rsquo;eux qui  n&rsquo;eût donné dix louis pour le voir en butte à quelque bon petit événement bien humiliant.</p>
<p>Il fut parfait, il lui vint des idées justes, et cependant brillantes. Il les disait à la duchesse avec ces expressions enflammées et un peu mélancoliques qui prouvent si bien et pourtant d&rsquo;une façon si indirecte que l&rsquo;âme qui les trouve est faite pour les sentiments profonds. Ses yeux auxquels il ne songeait pas, achevaient de prouver une sensibilité passionnée, ce dont il fut bien humilié s&rsquo;il se fût vu dans un miroir.</p>
<p>Roizand voulait ramener la conversation au tour scintillant de vérité mais glacé de deux intelligences célestes, mais comme telle dépourvues de sensibilité. Tels deux anges qui,  voyant tout par la position élevée où ils sont placés près de l&rsquo;être suprême, mais étrangers à la haine comme à l&rsquo;amour, auraient raisonné entre elles sur quelqu&rsquo;une des actions sublimes de leur Dieu.</p>
<p>Si en politique, en art militaire il  y voyait clair et loin, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y mettait que fort peu d&rsquo;intérêt. Rien de passionné, mais dans toute histoire où une femme lui semblait bien était mêlée, son coeur était fou comme à dix huit ans. Et le plaisant , c&rsquo;est que à cause de son âge (49 ans) il se croyait fort sage. Son âge ne lui faisait qu&rsquo;exagérer le plaisir de la conquête d&rsquo;une jolie femme.</p>
<p>Sous l&rsquo;ombrage d&rsquo;un des vieux châtaigniers qui forment la forêt de Rocca di Papa. Après quelques phrases d&rsquo;admiration sentie pour cette forêt, une des plus belles du monde, la duchesse dit à Roizand : cet air frais est délicieux.</p>
<p>Le temps pressait Roizand, il ne voulait pas être plus de dix jours sans prendre couleur dans ses conversations avec la duchesse, qu&rsquo;elle continuait à rendre fréquentes.</p>
<p>Les passions sont égoïstes et avides de livrer bataille</p>
<p>Deux choses, se dit-il résolument. D&rsquo;abord avant de me donner les airs de mépriser l&rsquo;amour de la duchesse il faut en obtenir l&rsquo;aveu et en être sûr.</p>
<p>Ses grands yeux d&rsquo;un bleu foncé extrêmement ouverts se fixaient sur Roizand qui n&rsquo;était pas à plus de deux pieds d&rsquo;elle et en même temps que la terreur qui les occupait presque tout entiers il y avait une nuance petite mais décisive d&rsquo;extrême confiance.</p>
<p>Roizand aperçut cette confiance et en fut reconnaissant ; elle porta un grand coup à toutes les méfiances  occasionnées par le rang de la duchesse. Il lui trouvait une tête magnifique. En un instant il se sentit transformé.</p>
<p>Ne  convenez-vous pas, madame, par l&rsquo;expérience, de toute votre vie que dès que nous apprécions les choses avec une imagination passionnée nous ne voyons plus que des fantômes ?</p>
<p>il n&rsquo;y a de réel  que la peur ou la douleur qu&rsquo;ils nous causent .</p>
<p>En parlant à Roizand elle n&rsquo;avait qu&rsquo;un sentiment : la peur. Elle avait peur d&rsquo;abord de la mort, et ensuite de ce qui suivrait la mort.</p>
<p>Elle avait une délicatesse qui eût paru de la folie au vulgaire des femmes sages. Elle sentait les nuances les plus fugitives du plaisir ou de la peine.</p>
<p>La peur de l&rsquo;enfer, c&rsquo;est à peu  près la seule absurdité que les italiens croient.  Le grand principe jésuitique : faites ce que vous voudrez et venez me le raconter&#8230;</p>
<p>Elle n&rsquo;avait qu&rsquo;une crainte&#8230;c&rsquo;était qu&rsquo;il s&rsquo;avisât de la regarder avec amour.</p>
<p>Il rentra dans tout son sang froid et dans la disposition à se moquer par laquelle sa vanité se vengeait de ses moments d&rsquo;émotion.</p>
<p>Le mouvement de fatuité qui avait fait croire à Roizand qu&rsquo;il était aimé fut suivi de grands moments de découragements et de tristesse (id est de dégoût). Il eut peur d&rsquo;un engagement aussi sérieux.</p>
<p>J&rsquo;ai bien voulu amuser la duchesse, se dit-il ou plutôt voir si je savais encore manier les armes de ma jeunesse. Mais être aimé, et d&rsquo;une femme qui va être dévote et qui à propos de tout dit déjà : &nbsp;&raquo; c&rsquo;est moral ou c&rsquo;est immoral, ma foi, non ! j&rsquo;aimerais mieux aimer une femme qui a un petit chien&nbsp;&raquo;.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, ajoutait-il, et alors son découragement lui faisait rappeler une chose qu&rsquo;il ne voyait plus, Mme de Vaussay a bien trente cinq ans. Moi, me charger d&rsquo;amuser une femme de trente-cinq ans et qui dans cinq ans en aura quarante, ma foi, non ! Je suis trop honnête homme pour le rôle qu&rsquo;on me destine.</p>
<p>Une fois sûr d&rsquo;être aimé de Mme de Vaussay, Roizand se rappela qu&rsquo;il avait échoué  auprès des belles Romaines. &laquo;&nbsp;Quelle que soit la supériorité de mon génie, se dit-il en riant, je vieillis, cet art n&rsquo;est plus fait pour moi. Il est cependant piquant d&rsquo;être arrivé dans le pays de l&rsquo;amour, avec la crainte peut-être de n&rsquo;avoir que l&rsquo;embarras du choix, et de ne pas avoir trouvé même un serrement de main  d&rsquo;une Romaine.</p>
<p>Toujours c&rsquo;était faute d&rsquo;art et en se laissant entraîner par le bonheur, à être tout à fait naturel, qu&rsquo;il avait eu la maladresse de laisser éteindre l&rsquo;amour de ses maîtresses. Faute d&rsquo;art, il avait été quitté plusieurs fois et à la suite de ces accidents avait perdu plusieurs années de sa jeunesse à être triste.</p>
<p>Deux choses, se dit-il résolument. D&rsquo;abord avant de me donner les airs de mépriser l&rsquo;amour de la duchesse il faut en obtenir l&rsquo;aveu et en être sûr.</p>
<p>Il  trouva la duchesse encore fort digne d&rsquo;être aimé. Il est vrai qu&rsquo;elle avait une naïveté dans les sentiments, et une si totale absence de cette prudence vulgaire qui ride les joues du commun des femmes.</p>
<p>Ses yeux si naïfs  et si beaux avaient fait la conquête de Roizand. Dans l&rsquo;intimité surtout, quand elle leur permettait de trahir les nuances de ses sentiments, ils étaient irrésistibles.</p>
<p>Il faut que je me rappelle le fameux dialogue qui m&rsquo;a fait tant d&rsquo;ennemis : l&rsquo;homme du faubourg Saint Germain (regardant l&rsquo;homme de la rue de Richelieu&nbsp;&raquo; : Grand Dieu ! quelle grossièreté !</p>
<p>l&rsquo;homme de la rue de Richelieu regardant l&rsquo;être du faubourg Saint Germain : &laquo;&nbsp;Quelle absence d&rsquo;idée ! rien, absolument rien, que des façons polies.</p>
<p>Si une femme qui est tellement de son quartier (bd Saint Germain) a des conversations intimes avec moi c&rsquo;est un vrai miracle. Je  dois déjà être, sans que je m&rsquo;en doute, horriblement énergique à ses yeux, que serait-ce si je me permets une manoeuvre qui à moi-même semble énergique !</p>
<p>Si je reste dans la même position sans avancer ou reculer, je me perds auprès d&rsquo;une femme à imagination, je tombe dans le genre insipide,  et elle ne voit plus en moi qu&rsquo;un jacobin.</p>
<p>Le même soir, en examinant des estampes nouvelles de Perfetti avec la duchesse, il permit à sa main de rencontrer la sienne. Elle le regarda rapidement, mais avec un air d&rsquo;étonnement si simple et tellement exempt de comédie qu&rsquo;il eût dû comprendre qu&rsquo;il se trompait.</p>
<p>Le lendemain, ses yeux parlaient d&rsquo;une façon fort claire. Mme de Vaussay était glacée pour lui et, sans son extrême politesse, elle eût eu de l&rsquo;impatience à son égard. Elle était malheureuse de perdre un ami.</p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a style="color: #ff9900;" name="rouge"></a>II) Thèmes stendhaliens :</span></strong></p>
<p><span style="color: #ff9900;">la Position sociale :</span></p>
<p>&#8211; castes sociales</p>
<p>Roizand n&rsquo;avait pas vécu  dans les mêmes salons.</p>
<p>Il faut que je me rappelle le fameux dialogue qui m&rsquo;a fait tant d&rsquo;ennemis : l&rsquo;homme du faubourg Saint Germain (regardant l&rsquo;homme de la rue de Richelieu&nbsp;&raquo; : Grand Dieu ! quelle grossièreté !</p>
<p>l&rsquo;homme de la rue de Richelieu regardant l&rsquo;être du faubourg Saint Germain : Quelle absence d&rsquo;idée ! Rien, absolument rien, que des façons polies.</p>
<p>Cette distinction sociale exprimée dans Henry  Brulard (livre autobiographique) : &laquo;&nbsp;Ce devrait être absolument l&rsquo;air de mépris froid  et moqueur que M. le baron des Adrets employait sans doute en parlant de ma mère ou de ma tante. Ma famille, malgré l&rsquo;état de médecin et d&rsquo;avocat, se croyait être sur le bord de la noblesse, et méprisait l&rsquo;état de bourgeois de campagne de Monsieur  Bigillion, père de mes amis.</p>
<p>&#8211; les intérêts d&rsquo;argent :</p>
<p>Si cette femme ne fût pas née dans une époque où les intérêts d&rsquo;argent forcent sa classe à jouer la comédie de la morale, elle eût peut-être atteint la célébrité que donnent les grandes folies faites pour l&rsquo;amour. Il faut avouer que cela est un peu différent du commun des femmes de Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8211; admiration aristocratique :  (l&rsquo;art de la conversation, les manières)</p>
<p>Le duc de Vaussay lui inspirait à peu près le sentiment qu&rsquo;on trouve devant une belle statue. Il voyait l&rsquo;apollon du Belvédère de la société du XIX siècle.</p>
<p>Il ne pouvait se cacher à lui-même que la duchesse  si simple à Rome avait fait le désespoir de vingt femmes célèbres à Paris, avait passé des années dans l&rsquo;habitude des plus grands succès de l&rsquo;esprit, de l&rsquo;ambition et même de l&rsquo;amour. (une nouvelle madame de Staël)</p>
<p>Un des avantages des bonnes manières de sa famille plus que de sa haute naissance, la duchesse n&rsquo;avait jamais eu à exprimer un sentiment désagréable pour celui à qui elle parlait. Environnée de respect  et de coeurs soumis, sa manière la plus forte de se fâcher eût été, je crois de montrer soi malheureuse.</p>
<p>-disposition ironique :</p>
<p>A cause de la subordination de sa place de simple secrétaire d&rsquo;ambassade,  Roizand s&rsquo;était bien dit qu&rsquo;il fallait cacher du mieux qu&rsquo;il serait possible cette disposition moqueuse qu&rsquo;il s&rsquo;efforçait en vain d&rsquo;éloigner de  son esprit en approchant un grand seigneur français recevant dans son palais quarante prince romains.</p>
<p>Cet homme (monsieur l&rsquo;ambassadeur) est bien plaisant, continua Savelli avec amertume, il semble n&rsquo;avoir pris une grande place que pour avoir l&rsquo;occasion de trembler dès qu&rsquo;il s&rsquo;agit  de prendre la moindre résolution</p>
<p><span style="color: #ff9900;">la Religion :</span></p>
<p>&#8211; la peur de l&rsquo;enfer</p>
<p>Ce n&rsquo;était qu&rsquo;avec une  profonde terreur que la duchesse parlait de ces choses qui tiennent à nos destinées  futures,  à la fatalité, au pouvoir sans bornes de ce Dieu terrible qui, en une seconde, peut décider de notre sort éternel<strong>.</strong></p>
<p>En parlant à Roizand elle n&rsquo;avait qu&rsquo;un sentiment : la peur. Elle avait peur d&rsquo;abord de la mort, et ensuite de ce qui suivrait la mort.</p>
<p>&#8211; les jésuites :</p>
<p>Faites ce que vous voudrez et venez me le raconter. Surtout ne raisonnez jamais seul sur la religion , vous tomberiez dans le protestantisme et dans une damnation certaine.</p>
<p>&#8211; la croyance en un &laquo;&nbsp;Dieu&nbsp;&raquo; : des êtres éthérés , la vie céleste.</p>
<p>Roizand voulait ramener la conversation au tour scintillant de vérité mais glacé de deux intelligences célestes, mais comme telle dépourvues de sensibilité. Tels deux anges qui,  voyant tout par la position élevée où ils sont placés près de l&rsquo;être suprême, mais étrangers à la haine comme à l&rsquo;amour, auraient raisonné entre elles sur quelqu&rsquo;une des actions sublimes de leur Dieu&#8230;.Comme s&rsquo;ils eussent été tous deux des êtres à part, faits pour s&rsquo;entendre à demi-mot.</p>
<p>Roizand était tellement emporté par son imagination excitée, qui lui présentait Dieu, la justice éternelle, le moyen qu&rsquo;à l&rsquo;homme par la vertu de prendre place parmi les choses éternelles</p>
<p><span style="color: #ff9900;">l&rsquo;Energie :</span></p>
<p>Mais hélas ! même le courage de faire donner un coup de poignard n&rsquo;existe plus parmi les hommes de la classe du prince. La bourgeoisie elle-même est tombée au-dessous du coup de poignard. Il n&rsquo;y a que les gens des boutiques et des quatrièmes étages qui se poignardent.  Là encore, on sait aimer, haïr et vouloir.</p>
<p>Il ne parlait jamais  de ce qui seul avait droit à son intérêt : un sentiment vrai où l&rsquo;héroïsme se sacrifiant pour la Patrie</p>
<p><span style="color: #ff9900;"> l&rsquo;Amour :  </span></p>
<p><strong> &#8211; </strong>l&rsquo;admiration :</p>
<p>Il ne pouvait se cacher à lui-même que cette femme si simple à Rome avait fait le désespoir de vingt femmes célèbres à Paris, avait passé des années dans l&rsquo;habitude des plus grands succès de l&rsquo;esprit, de l&rsquo;ambition et même de l&rsquo;amour. (une nouvelle madame de Staël)</p>
<p>La duchesse était blonde, avec de grands yeux bleus foncés ; rien de brusque ou de dur dans cette figure si douce, tout était grâce enchanteresse<strong>.</strong></p>
<p>Elle avait une délicatesse qui eût paru de la folie au vulgaire des femmes sages. Elle sentait les nuances les plus fugitives du plaisir ou de la peine.</p>
<p>&#8211; La séduction par le regard :</p>
<p>Roizand fut étonné en se trouvant sous  les plus beaux yeux qui l&rsquo;eut vus de sa vie.</p>
<p>De même dans le Rouge et le Noir, la première rencontre de Julien Sorel et madame de Rênal :</p>
<p>Julien frappé du regard si rempli de grâce de madame de Rênal, il oublia une partie de sa timidité. Bientôt, étonné de sa beauté, il oublia tout, même ce qu&rsquo;il venait faire.</p>
<p><strong>&#8211; </strong>la rêverie:</p>
<p>Sous l&rsquo;ombrage d&rsquo;un des vieux châtaigniers qui forment la forêt de Rocca di Papa. Après quelques phrases d&rsquo;admiration sentie pour cette forêt, une des plus belles du monde, la duchesse dit à Roizand : cet air frais est délicieux.</p>
<p>Quoique notre héros commençât à rêver souvent aux regards charmants de la duchesse, à cette époque son esprit fit un pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8211; la conquête amoureuse  :  un art militaire (deviner et attaquer) :</p>
<p>Que faut-il penser de cette femme  ? et d&rsquo;abord quelle est son histoire ?</p>
<p>Si une femme qui est tellement de son quartier a des conversations intimes avec moi c&rsquo;est un vrai miracle. Je  dois déjà être, sans que je m&rsquo;en doute, horriblement énergique à ses yeux, que sera-ce si je me permets une manoeuvre qui à moi-même semble énergique ! et en présence d&rsquo;une armée ennemie qui doit être occupée à guetter mes sottises !</p>
<p>Si je reste dans la même position sans avancer ou reculer, je me perds auprès d&rsquo;une femme à imagination, je tombe dans le genre insipide et alors elle écoute de tout ce qui l&rsquo;entoure, elle ne voit plus en moi, qu&rsquo;un jacobin</p>
<p>Le temps pressait Roizand, il ne voulait pas être plus de dix jours sans prendre couleur dans ses conversations avec la duchesse, qu&rsquo;elle continuait à rendre fréquentes.</p>
<p>Les passions sont égoïstes et avides de livrer bataille<strong>. </strong></p>
<p>Avant de me donner les airs de mépriser l&rsquo;amour de la duchesse il faut en obtenir l&rsquo;aveu et en être sûr.</p>
<p>&#8211; la cristallisation :</p>
<p>Ses grands yeux d&rsquo;un bleu foncé extrêmement ouverts se fixaient sur Roizand qui n&rsquo;était pas à plus de deux pieds d&rsquo;elle et en même temps que la terreur qui les occupait presque tout entiers il y avait une nuance petite mais décisive d&rsquo;extrême confiance.</p>
<p>Roizand aperçut cette confiance et en fut reconnaissant ; elle porta un grand coup à toutes les méfiances  occasionnées par le rang de la duchesse. Il lui trouvait une tête magnifique. En un instant il se sentit transformé.</p>
<p>Dans le livre Henry Brulard : nous retrouvons ce processus de transformation :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je fus plus tard avec les êtres que j&rsquo;ai trop aimés, muet, immobile, stupide. Mon amour-propre, mon intérêt, mon moi avaient disparu  en présence de la personne aimée, j&rsquo;étais transformé en elle&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;En 1824, au moment de tomber amoureux de Clémentine, je m&rsquo;efforçai de ne pas laisser absorber mon âme par la contemplation de ses grâces&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cet excès d&rsquo;amour ou d&rsquo;admiration (son cousin Rebuffel, Destutt de tracy), tétanise Henri Beyle,   le conduisant au fiasco amoureux ou relationnel.</p>
<p>&#8211; le fiasco ( la mort de l&rsquo;amour)  :</p>
<p>Toujours c&rsquo;était faute d&rsquo;art et en se laissant entraîner par le bonheur, à être tout à fait naturel, qu&rsquo;il avait eu la maladresse de laisser éteindre l&rsquo;amour de ses maîtresses. Faute d&rsquo;art, il avait été quitté plusieurs fois et à la suite de ces accidents avait perdu plusieurs années de sa jeunesse à être triste.</p>
<p>Le mouvement de fatuité qui avait fait croire à Roizand qu&rsquo;il était aimé fut suivi de grands moments de découragements et de tristesse (id est de dégoût). Il eut peur d&rsquo;un engagement aussi sérieux.</p>
<p>J&rsquo;ai bien voulu amuser la duchesse, se dit-il ou plutôt voir si je savais encore manier les armes de ma jeunesse. Mais être aimé, et d&rsquo;une femme qui va être dévote et qui à propos de tout dit déjà : &nbsp;&raquo; c&rsquo;est moral ou c&rsquo;est immoral, ma foi, non ! j&rsquo;aimerais mieux aimer une femme qui a un petit chien&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Elle le regarda rapidement, mais avec un air d&rsquo;étonnement si simple et tellement exempt de comédie qu&rsquo;il eût dû comprendre qu&rsquo;il se trompait</p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a style="color: #ff9900;" name="noir"></a>III) Les plus belles phrases du livre :</span></strong></p>
<p>Les phrases sélectionnées répondent au critère suivant :</p>
<p>un  style léger, précis, laissant survenir une sensation ou une émotion, telle une musique dont les notes de solfège disparaîtraient pour ne laisser entendre que la mélodie.</p>
<p>Madame la duchesse de Vaussay, un être passionné. Elle était emportée par un tempérament de feu  à se livrer avec fureur à toutes les jouissances.</p>
<p>(Roizand) Du caractère  en apparence le plus changeant, un mot quelque fois l&rsquo;attendrissait jusqu&rsquo;aux larmes. D&rsquo;autres fois, ironique, dur par crainte d&rsquo;être attendri et de se mépriser  ensuite comme faible.</p>
<p>Le duc de Vaussay, l&rsquo;avait reçu avec cette admirable politesse qui , même à la cour, en faisait un homme à part.</p>
<p><strong> </strong>Roizand fut étonné en se trouvant sous  les plus beaux yeux qui l&rsquo;eut vus de sa vie.</p>
<p>Ce qui le frappa le plus, pendant le peu de mots qu&rsquo;il dit et qu&rsquo;on lui répondit, c&rsquo;est un air de bonté  singulière et même quelque chose de gai .</p>
<p>Roizand voyait  dans ses yeux et dans les coins de sa bouche qu&rsquo;elle était toute passion, jusqu&rsquo;au point de trembler d&rsquo;émotion.</p>
<p>Elle sentait les nuances les plus fugitives du plaisir ou de la peine.</p>
<p>Ne  convenez-vous pas, madame, par l&rsquo;expérience, de toute votre vie que dès que nous apprécions les choses avec une imagination passionnée nous ne voyons plus que des fantômes ?</p>
<p>il n&rsquo;y a de réel  que la peur ou la douleur qu&rsquo;ils nous causent .</p>
<p>A cet instant, les grands yeux bleu foncé de la duchesse étaient admirables. Ses cheveux très blonds s&rsquo;étaient un peu  dérangés. Sa robe divinement bien faite tombait presque de ses épaules. Ses yeux ordinairement si doux étaient extrêmement ouverts.</p>
<p>Roizand les trouvait remplis à la fois d&rsquo;audace et de terreur.  On eût dit qu&rsquo;il regardait en face un péril immense. Voila la beauté sublime se dit Roizand. Je ne l&rsquo;ai jamais vue  d&rsquo;aussi près et aussi nettement.</p>
<p>Les plus beaux ouvrages  du Guerchin et du Dominiquin ne donnent pas des yeux aussi passionnés. Et ici la passion n&rsquo;est gâtée par rien d&rsquo;ignoble. Quelle rareté ! Quel bonheur pour moi de voir une duchesse passionnée&#8230;</p>
<p>Le temps pressait,  il ne voulait pas être plus de dix jours sans prendre couleur dans ses conversations avec la duchesse, qu&rsquo;elle continuait à rendre fréquentes.</p>
<p>Les passions sont égoïstes et avides de livrer bataille.</p>
<p>Elle le regarda rapidement, mais avec un air d&rsquo;étonnement si simple et tellement exempt de comédie qu&rsquo;il eût dû comprendre qu&rsquo;il se trompait.</p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><a style="color: #ff9900;" name="vert"></a>IV) Stendhal une postérité aristocratique :</span></strong></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2650" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2017/03/bel1-300x213.png" alt="bel1" width="300" height="213" /></p>
<p>Si le boulevard Saint Germain ne l&rsquo;a pas  compté parmi les siens, le grand rocher a effacé &laquo;&nbsp;sa position sociale&nbsp;&raquo;, et lui a rendu hommage lors de la publication d&rsquo;un timbre à  son effigie en 2008  pour les 225 ans de sa naissance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Olivier Hertoux 18 mars 2017</p>
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		<title>Le titre du livre le Rouge et le Noir</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2016 22:13:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[le rouge et le noir]]></category>
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		<description><![CDATA[                                                                                                               [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><strong>                                                                                         <img class="alignnone size-medium wp-image-2640" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2017/02/Volcan-300x203.jpg" alt="Volcan" width="300" height="203" />                                                    </strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Que savons-nous du titre de ce roman, publié en 1830 ? </strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Certains commentateurs ont vu une relation avec les jeux (la roulette, un jeu de carte),  des notions de couleurs politiques ; le rouge révolutionnaire, le noir du parti des prêtres. </strong><strong>Selon Emile Fargues, contemporain de Stendhal (Henri Beyle) ce dernier aurait fourni l&rsquo;explication suivante : &laquo;&nbsp;le rouge signifie que, venu plus tôt, Julien, eût été </strong><strong>soldat ; mais à l&rsquo;époque où il vécut, il fut forcé de prendre la soutane&nbsp;&raquo;. Cependant </strong><strong>dans ce livre, Julien  évoque l&rsquo;armée en blanc, &laquo;&nbsp;il se souvient avoir vu dans son enfance certain dragon du 6 ème, au long manteau blanc&nbsp;&raquo;.</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Pouvons-nous alors croire l&rsquo;auteur ? Ce titre avait-il une autre origine ?</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Pour comprendre les raisons de ce titre, analysons le thème principal du livre, </strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Résumé du livre :</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong> Après avoir séduit madame de Rênal, Julien Sorel s&rsquo;enfuit à Paris afin de devenir le secrétaire du marquis de la Mole, il séduit sa fille Mathilde. Madame de Rênal adresse au marquis une lettre dénonçant les agissements de Julien. Fou de rage, celui-ci tire dans l&rsquo;église de Verrières sur madame de Rênal, blessée, elle échappe de peu à la mort.</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Lors du jugement du tribunal, Julien Sorel prend la parole : &laquo;&nbsp;Messieurs les jurés, l&rsquo;horreur du mépris me fait prendre la parole. </strong><strong>Messieurs, je n&rsquo;ai pas l&rsquo;honneur d&rsquo;appartenir à votre classe, vous voyez en moi un paysan qui s&rsquo;est révolté, contre la bassesse de sa fortune. </strong><strong>Je ne vous demande aucune grâce, je ne me fais pas d&rsquo;illusion, la mort m&rsquo;attend : elle sera juste.</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>J&rsquo;ai pu attenter aux jours de la femme la plus digne de tous les respects, de tous les hommages. Madame de Rênal avait été pour moi comme une mère. Mon crime est atroce, et il fut prémédité. J&rsquo;ai donc mérité la mort.</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Mais je vois des hommes qui voudront punir en moi, des  jeunes nés d&rsquo;une classe inférieure, dont l&rsquo;audace est de se mêler, à ce que les gens riches appellent la société. </strong><strong>Voilà mon crime, Messieurs, et il sera puni avec d&rsquo;autant plus de sévérité que je ne suis pas jugé par mes pairs. </strong><strong>Je ne vois pas sur les bancs des jurés des paysans enrichis, mais uniquement des bourgeois indignés&#8230;..&nbsp;&raquo;</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Julien Sorel préfère mourir plutôt que de se soumettre à l&rsquo;opinion des castes, à leurs intérêts, n&rsquo;être plus sous le joug de ces tyrans.</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Nous savons que le sort de Julien Sorel est inspiré de l&rsquo;affaire Berthet.</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Mais avait-il eu une autre source d&rsquo;inspiration ?</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Dans le livre Corinne ou l&rsquo;Italie publié en 1807, madame de Staël évoque une relation singulière entre la nature et l&rsquo;homme. Henri Beyle a lu ce livre le 18  juin 1807.</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Description du Vésuve dans le livre  de madame de Staël :</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Corinne profita de cette impression pour arracher Oswald aux souvenirs qui l&rsquo;agitaient, et se hâta de l&rsquo;entraîner avec elle sur le rivage de cendres de la lave enflammée. Le terrain qu&rsquo;ils traversèrent avant d&rsquo;y arriver fuyait sous leurs pas, et semblait les repousser loin d&rsquo;un séjour ennemi de tout ce qui a vie : la nature n&rsquo;est plus dans ces lieux en relation avec l&rsquo;homme, il ne peut plus s&rsquo;en croire le dominateur ; elle échappe à son tyran par la mort. Le feu du torrent est d&rsquo;une couleur funèbre ; néanmoins, quand il brûle les vignes ou les arbres, on en voit sortir une flamme claire et brillante ; mais la lave même est sombre, tel qu&rsquo;on se représente un fleuve d&rsquo;enfer ; elle roule lentement comme <span style="color: #3366ff;">un sable noir de jour, et rouge la nuit&nbsp;&raquo;.</span></strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Tout comme Julien Sorel la nature se donne la mort pour échapper à son tyran, cette lave incandescente du Vésuve est évoquée dans le livre le Rouge et le Noir (les bois, le clergé, la liberté  chapitre  XXII)</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Henri Beyle décrit la personnalité du jeune évèque d&rsquo;Adge :</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Rien de plus facile, ce me semble, que de résumer notre position, dit le jeune évêque, avec le feu concentré et contraint du fanatisme le plus exalté. Jusque-là il avait gardé le silence, son oeil que Julien avait observé, d&rsquo;abord doux et calme s&rsquo;était enflammé après la première heure de discussion. <span style="color: #3366ff;">Maintenant</span> <span style="color: #3366ff;">son âme débordait comme la lave du Vésuve&nbsp;&raquo;.</span></strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Commentaire : </strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Un air doux et calme, puis qui s&rsquo;enflamme, c&rsquo;est également le caractère sombre  et exalté de Julien Sorel.</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong> La lave incandescente qui déborde du volcan représente aussi l&rsquo;âme amoureuse du narrateur. </strong><strong>Lettre à Mathilde Dembowski, &laquo;&nbsp;Mais le coeur qui est embrasé des flammes d&rsquo;un volcan ne peut plaire à ce qu&rsquo;il adore, fait des folies, manque à la délicatesse et se consume lui-même. (20 juillet 1819)</strong></h3>
<h3><strong> C &lsquo;est aussi Henri Beyle admirant les incendies ;  Smolensk en 1812  « Cela nous parut un si beau spectacle »,   celui de Moscou  « Nous sortîmes de la ville, par le plus bel incendie du monde. C&rsquo;est la  frénésie du rouge qui conduit au noir de la mort.</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #3366ff;"><strong>Un sable noir de jour, et rouge la nuit  ou le Rouge et le Noir :</strong></span></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #3366ff;"><strong>L&rsquo;histoire de la nature  ou d&rsquo;un homme qui préfère mourir plutôt que de se soumettre à ses tyrans.</strong></span></h3>
<h3 style="text-align: justify;"></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>Olivier Hertoux</strong></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>6 décembre 2016</strong></h3>
<h3></h3>
<h3></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Stendhal citations</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 08:52:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[stendhal]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><span style="color: #000000;">Les plus belles citations de Stendhal sur peinture et photo, musique de Dominico</span></h3>
<h3><span style="color: #000000;">Cimarosa, sonate en Si mineur, interprétée  par Eduardo San Martin</span></h3>
<p>&nbsp;</p>
<div class="fusion-video fusion-youtube" style="max-width:500px;max-height:300px;"><div class="video-shortcode"><iframe title="YouTube video player" src="http://www.youtube.com/embed/h8QulRZkxdg?wmode=transparent&autoplay=0" width="500" height="300" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Geneviève Dormann et Stendhal</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 15:38:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[genevieve dormann stendhal]]></category>

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		<description><![CDATA[Geneviève Dormann, journaliste, auteure de livres  &#171;&#160;le roman de Sophie Trébuchet, amoureuse Claudine, je t&#8217;apporterai des orages, fleur de péché&#160;&#187;&#8230;. Une femme libre, pudique, passionnée, anticonformiste, pleine d&#8217;humour surnommée la hussard en jupons. Dans le livre fleur de péché, certains traits de caractère de Véréna  (personnage principal) et du narrateur peuvent être assimilés à Geneviève [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #000000;">Geneviève</span> <span style="color: #000000;">Dormann, journaliste, auteure de livres  &laquo;&nbsp;le roman de Sophie Trébuchet, amoureuse Claudine, je t&rsquo;apporterai des orages, fleur de péché&nbsp;&raquo;&#8230;.</span></strong></p>
<p><img class=" size-medium wp-image-2644 aligncenter" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2017/02/Genevieve-Dormann-300x217.png" alt="Genevieve Dormann" width="300" height="217" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Une femme libre, pudique, passionnée, anticonformiste, pleine d&rsquo;humour surnommée la hussard en jupons.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Dans le livre fleur de péché, certains traits de caractère de Véréna  (personnage principal) et du narrateur peuvent être assimilés à Geneviève Dormann.</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">&#8211; pudeur dans le chagrin :  &laquo;&nbsp;La grand&rsquo;mère était implacable à ce sujet : On ne pleure pas n&rsquo;importe où. Si tu as envie de pleurer, va aux cabinets. Donc Vérena attendra  pour pleurer si elle pleure&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">&#8211; passionnée : &laquo;&nbsp;j&rsquo;étais comme un océan transformé en lac et qui aurait la nostalgie de ses marées, de ses vagues et de ses tempêtes&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">-anticonformiste : &laquo;&nbsp;vous étiez cette France assurée sociale qui promène ses idées courtes en chaussons à carreaux, cette France qui confond humanité et démagogie, qui matraque l&rsquo;homme avec ses droits&#8230;.vous étiez Louis-Philippe, nous étions Attila&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">-humour : &laquo;&nbsp;Joseph de la Crabinière, jeune séminariste, cherchant la grotte chantante pour y faire ses dévotions. Fanfan le bihan (hôtesse de trottoir) avait vite fait de lui faire chanter d&rsquo;autres cantiques.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Le style d&rsquo;écriture de madame Geneviève Dormann est fluide, composé de légèreté, de précision et d&rsquo;humour, très agréable à lire.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class=" size-medium wp-image-2643 aligncenter" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2017/02/Fleur-de-Péché-204x300.jpg" alt="Fleur de Péché" width="204" height="300" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: underline;">Résumé du livre Fleur de Péché</span> :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">L&rsquo;histoire d&rsquo;une jeune femme, Vérena Weber, journaliste, interrogée  par un officier de police en raison du meurtre d&rsquo;un haut fonctionnaire  Pierre Fauquemberg.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Bien que sans lien apparent avec la victime, si ce n&rsquo;est son nom figurant dans le carnet d&rsquo;adresse, le commissaire essaie de tirer les fils ténus entre ces deux personnes. Sous les questions incisives, Vérena remonte le temps, celui de sa naissance en 1946 d&rsquo;une mère alsacienne et d&rsquo;un père allemand, porté disparu pendant la guerre. Il en revient dépressif et se suicide au domicile familial. </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Succède le temps de l&rsquo;adolescence heureuse avec le frère, la grand-mère, celui de la vie étudiante insouciante à Paris</span></strong><strong><span style="color: #000000;">, la rencontre du premier amoureux son futur mari, leur séparation. </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Et en filigrane le temps non dévoilé celui de l&rsquo;amour secret : &laquo;&nbsp;fleur de péché&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: underline;">Une référence à Stendhal est faite dans ce livre, et non des moindre</span> :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">La  journaliste Vérena est chargée par son journal d&rsquo;écrire un article sur le réacteur nucléaire, Superphénix.  Elle prend rendez-vous avec le Ministre qui refuse de lui parler. Dans les couloirs un homme, Pierre Fauquemberg aperçoit sa silhouette.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Fauquemberg, aussitôt, feignit de s&rsquo;absorber dans la lecture d&rsquo;un tableau d&rsquo;affichage. Il ne s&rsquo;en détourna qu&rsquo;au moment où, arrivant à sa hauteur, elle le dépassa. La ressemblance qui l&rsquo;avait arrêté  tout à l&rsquo;heure se précisa : ce nez volontaire, cette bouche charnue et dédaigneuse à la fois, ces cheveux noués sur la nuque, l&rsquo;implantation altière du cou dans le décolleté rond de la robe bleue, c&rsquo;était là l&rsquo;image vivante d&rsquo;un buste qui  avait hanté son  adolescence, celui de la comtesse Clémentine Curial, que Stendhal avait aimée à la folie et qu&rsquo;il appelait Menti.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Pierre Fauquemberg emboîta le pas à la silhouette ressuscitée d&rsquo;une jeune femme du XIXème siècle et dont l&rsquo;image, arrachée d&rsquo;un livre, avait été l&rsquo;unique ornement de sa chambre d&rsquo;étudiant. De cette vilaine reproduction en noir et blanc, il connaissait à présent les couleurs : elle était blonde et bleue.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">La jeune femme avait tourné à gauche et s&rsquo;était arrêtée près d&rsquo;une petite voiture en stationnement. Il ne put s&rsquo;empêcher de sourire quand il la vit arracher de dessous l&rsquo;essuie-glace, une contravention, la déchirer d&rsquo;un geste rageur et en éparpiller les morceaux sur le trottoir. C&rsquo;était bien là un geste de l&rsquo;impatiente Menti&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-2556" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2016/11/Clementine-Curial-big-170x300.jpg" alt="clementine-curial-big" width="170" height="300" /></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Geneviève Dormann a joliment décrit, celle que Stendhal admirait pour sa beauté et pour la vivacité de son esprit.    </span> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Marylin Monroe the Red and the Black</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2016 06:10:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[                                                         Marilyn une âme de poète                                &#160; L&#8217;actrice, de son vrai nom Norma [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>                                                   <strong>      Marilyn une âme de poète</strong></h2>
<h3>                              <img class=" size-large wp-image-2478 alignnone" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2016/10/marilyn-monroe-reading-book-1-975x639.jpg" alt="marilyn-monroe-reading-book-1" width="669" height="438" /></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;actrice, de son vrai nom Norma Jeane Baker, mondialement connue pour ses films, &laquo;&nbsp;Niagara,  Certains l&rsquo;aiment chaud, Sept ans de réflexions &nbsp;&raquo; avait une passion pour la littérature et la poésie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 1951 Norma préférait suivre  des cours de littérature à l&rsquo;université de Los Angeles plutôt que d&rsquo;assister à la première de ses films.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Elle était une lectrice assidue des plus grands poètes amèricains, anglais&#8230;:  Emily Dickinson, Edith Sitwell, John Milton, Walt Whitman&#8230;..</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans sa bibiothèque, un éclectisme à la mesure d&rsquo;un esprit curieux et ouvert :  Sherwood Anderson, Ralph Ellison, Beckett, Hemingway, Kerouac, Steinbeck&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>et des français, Flaubert (Madame Bovary), Camus (the Fall), Stendhal (the Red and the Black).</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec ce dernier, elle partageait le goût des aphorismes, ainsi celui sur les sentiments et  la peur  :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Norma Jeane :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;My feeling doesn&rsquo;t  happen to swell into words&nbsp;&raquo; (Mes sentiments n&rsquo;arrivent pas à s&rsquo;exprimer dans les mots)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Henri Beyle (Stendhal) : &laquo;&nbsp;Comment peindre l&rsquo;excessif bonheur ? c&rsquo;est impossible pour moi&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Norma Jeane :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;There is nothing to fear, but fear itself&nbsp;&raquo; (Il ne faut avoir peur, que de la peur elle-Même)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Henri Beyle : &laquo;&nbsp;La peur n&rsquo;est jamais dans le danger, elle est dans nous&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Norma Jeane :  &laquo;&nbsp;Ce dont j&rsquo;ai le plus besoin au monde  est d&rsquo;aimer et d&rsquo;être aimée&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Henri Beyle : &laquo;&nbsp;L&rsquo;amour a toujours été pour  moi la plus grande des affaires, ou plutôt la seule&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> [<a href="http://stendhal-andilly.com/actualites/maryline-monroe-the-red-and-black">See image gallery at stendhal-andilly.com</a>] </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Norma Jeane lisant Ulysse de Joyce et la poésie de Heinrich Heine</strong></p>
<p><strong>Le livre intitulé Fragments, un  recueil de poésie et  de citations de  Norma Jeane :</strong></p>
<h3>                                            <img class=" size-medium wp-image-2483 alignnone" src="http://stendhal-andilly.com/wp-content/uploads/2016/10/MARILYN-MONROE-BOOK-facebook-231x300.jpg" alt="marilyn-monroe-book-facebook" width="231" height="300" /></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Only parts of us will ever touch parts of others,</strong></p>
<p><strong>One&rsquo;s own truth is just that really &#8211; one&rsquo;s own truth.</strong></p>
<p><strong>We can only share the part that is within another&rsquo;s knowing acceptable.</strong></p>
<p><strong>So one is for most part alone.</strong></p>
<p><strong>As it is meant to be in evidently in nature &#8211; at best perhaps it could make</strong></p>
<p><strong>our understanding seek another&rsquo;s loneliness out&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Seuls quelques fragments de nous toucheront des fragments d&rsquo;autrui.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La vérité de quelqu&rsquo;un n&rsquo;est en réalité que sa propre vérité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On peut seulement partager le fragment acceptable pour le savoir de l&rsquo;autre</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>ainsi on est presque toujours seuls.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comme c&rsquo;est aussi le cas de toute évidence dans la nature,</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>au mieux peut-être notre entendement pourrait-il découvrir la solitude d&rsquo;un autre&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 1955, Norma souhaite sortir de ses rôles de blonde pulpeuse écervelée imposés par Hollywood et s&rsquo;envole </strong><strong>pour la côte est, New York, à destination de l&rsquo;Actors Studio, sous la direction  théâtrale du légendaire : Lee Strasberg.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Eloge posthume de ce dernier : </strong><strong>&laquo;&nbsp;D&rsquo;autres avaient sa beauté plastique, mais il était clair qu&rsquo;elle avait quelque chose en plus, une chose que les gens voyaient </strong><strong><span style="color: #000000;">et repéraient dans son jeu, à laquelle ils s&rsquo;identifiaient. Elle avait une qualité lumineuse, combinaison de mélancolie, d&rsquo;éclat, de désir, </span></strong><strong><span style="color: #000000;">qui la mettait dans une catégorie à part et pourtant donnait à tous l&rsquo;envie d&rsquo;en faire partie, de partager cette naïveté enfantine à la fois </span></strong><strong><span style="color: #000000;">si timide et vibrante. Cette qualité était encore plus visible lorsqu&rsquo;elle était sur une scène. Elle serait devenue l&rsquo;une des plus grands actrices  de théâtre&nbsp;&raquo;. </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Pour survivre écrivait Arthur Miller, son dernier mari, il aurait fallu qu&rsquo;elle soit plus cynique ou du moins plus proche de la réalité. Au lieu de cela, elle était un poète au coin de la rue essayant de réciter ses vers à une foule qui lui arrache ses vêtements&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Norma Jeane une personnalité singulière faite d&rsquo;une énergie peu commune, de blessures d&rsquo;âmes et de candeur : une destinée identique aux héros stendhaliens.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Olivier Hertoux </strong></p>
<p><strong>31 octobre 2016</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Amélie Nothomb-Le Rouge et le Noir</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2016 06:03:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[amelie nothom]]></category>
		<category><![CDATA[le rouge et le noir]]></category>
		<category><![CDATA[stendhal]]></category>

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		<description><![CDATA[Amélie Nothomb, l&#8217;une des figures des plus singulières de la littérature contemporaine, grande lectrice, grande romancière est interviewée par Laureline Amanieux sur le thème &#171;&#160;les livres qui sauvent la vie&#160;&#187;.   &#160; Madame Nothomb une femme passionnée et passionnante.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Amélie Nothomb, l&rsquo;une des figures des plus singulières de la littérature contemporaine, grande lectrice, grande romancière est interviewée par Laureline Amanieux </strong><strong>sur le thème &laquo;&nbsp;les livres qui sauvent la vie&nbsp;&raquo;.  </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="669" height="376" src="https://www.youtube.com/embed/cli5uYgryvE?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Madame Nothomb une femme passionnée et passionnante.</strong></p>
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		<title>Un héros vivant</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2016 18:22:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier Hertoux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="fusion-one-full fusion-layout-column fusion-column-last fusion-spacing-yes" style="margin-top:0px;margin-bottom:20px;"><div class="fusion-column-wrapper"><div class="fusion-video fusion-youtube" style="max-width:600px;max-height:350px;"><div class="video-shortcode"><iframe title="YouTube video player" src="http://www.youtube.com/embed/uiIelMoyh14?wmode=transparent&autoplay=0" width="600" height="350" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div></div></div></div><div class="fusion-clearfix"></div><p><strong>Un héros Vivant (Chanson inspirée du Rouge et le Noir)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En regardant l&rsquo;aigle qui surplombe,</strong></p>
<p><strong>j&rsquo;ai pris ma tête entre les mains.</strong></p>
<p><strong>Rêvé à un grand destin,</strong></p>
<p><strong>Napoléon : maître du monde</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Etre général a 23 ans,</strong></p>
<p><strong>donner mon nom à une bataille,</strong></p>
<p><strong>j&rsquo;ai confiance en mon étoile,</strong></p>
<p><strong>devenir  un héros vivant</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>J&rsquo;ai en horreur, le mépris,</strong></p>
<p><strong>la bassesse, la platitude,</strong></p>
<p><strong>les tyrans, les servitudes,</strong></p>
<p><strong>je suis né  rebelle insoumis</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Manquez-moi de respect,</strong></p>
<p><strong>je vous chercherai querelle.</strong></p>
<p><strong>Ma fierté est sans appel.</strong></p>
<p><strong>Mon orgueil  un dernier duel</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Etre général a 23 ans,</strong></p>
<p><strong>donner mon nom à une bataille,</strong></p>
<p><strong>j&rsquo;ai confiance en mon étoile,</strong></p>
<p><strong>devenir un héros vivant</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mon coeur pur et ardent</strong></p>
<p><strong>bat pour l&rsquo;âme idéale.</strong></p>
<p><strong>Mais l&rsquo;amour est fatal</strong></p>
<p><strong>à ce coeur couleur rouge sang</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Etre général a 23 ans,</strong></p>
<p><strong>donner mon nom à une bataille,</strong></p>
<p><strong>j&rsquo;ai confiance en mon étoile,</strong></p>
<p><strong>devenir : un héros vivant</strong></p>
<p><strong>devenir : un héros vivant</strong></p>
<p><strong>devenir : un héros vivant</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Olivier Hertoux 4 juillet 2016</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

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